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Business / Restructuration / 23/10/2023

L'arrivée de Mustier à la présidence d'Atos ne rassure pas les créanciers

C omme on pouvait s'y attendre, Bertrand Meunier a fini par lâcher les rênes d'Atos, après avoir tenté d'appliquer à ce groupe une stratégie de démantèlement coûteuse et absurde. Pour le remplacer, le conseil d'administration a choisi un ancien banquier, Jean-Pierre Mustier, ex-Société Générale et ex-UniCredit, plutôt que de faire appel à l'expertise de l'ancien directeur général de l'armement Laurent Collet-Billon. Ce choix est dicté par la nécessité de desserrer l'étau financier dans lequel se trouve le groupe. D'autant plus que la perspective de réaliser une augmentation de capital de 900 millions d'euros s'éloigne, avec le report, au premier semestre 2024, de l'assemblée générale prévue. Mais, contrairement aux attentes du « board », cette nomination n'a rassuré ni les actionnaires d'Atos ni ses créanciers. Puisque la pression vendeuse qui tire le titre à la baisse s'est poursuivie. Surtout, les quatre lignes d'obligations Atos qui représentent un encours de 2,4 milliards d'euros affichent des décotes qui s'étagent entre 25 et 50 % selon les maturités. Le signe le plus inquiétant est que l'obligation arrivant à échéance dans un an, le 6 novembre 2024, se négocie avec une décote de 27 %. Cela signifie qu'un nombre croissant d'investisseurs pense que la vente de Tech Foundations à Daniel Kretínský ne se fera pas. Dans ces conditions, l'État pourrait procéder à une nationalisation temporaire, à l'image de ce qui a été fait pour Alstom en 2004. L'idée commence à circuler entre L'Élysée, Bercy et l'Hôtel de Brienne.

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