… dont Alan compte tirer parti >
Avec 450 000 assurés dans le cadre de régimes collectifs à la fin de cette année, la licorne Alan est une candidate très sérieuse à l'ouverture du marché des agents de la fonction publique. La société a été créée en février 2016 par Jean-Charles Samuelian-Werve (diplômé des Ponts et actuaire) et Charles Gorintin (Ponts, Normale Sup, Berkeley). Elle a reçu de l'ACPR l'autorisation réglementaire pour concevoir, commercialiser et assurer en France ses propres produits d'assurance complémentaire santé. Aujourd'hui valorisée, sur la base de sa dernière levée de fonds, autour de 2,7 milliards d'euros, Alan compte parmi ses clients des entreprises de toutes tailles comme Vitalliance, leader des services à la personne, Sia Partner dans le conseil, Tarkett dans le secteur industriel, ou de grandes enseignes de la distribution.
Au 30 juin dernier, Alan revendiquait 424 000 assurés, soit trois fois plus qu'en janvier 2021, une marge brute de 17,3 millions d'euros et 210 millions d'euros de fonds propres lui permettant d'afficher un ratio Solvabilité 2 de 604 %. La société vise son premier bénéfice au début de l'année 2026. Société pionnière du secteur à utiliser l'intelligence artificielle, Alan a montré sa capacité à capter les contrats collectifs de très grandes entreprises et de premières institutions publiques. Face à l'un des enjeux majeurs de la réforme (affilier sans heurts les volumes massifs d'agents publics concernés), Alan est l'un des très rares acteurs du secteur à avoir accueilli plusieurs centaines de milliers de nouveaux assurés ces dernières années. Fabrice Staad, (polytechnicien et Sciences Po, ancien du cabinet d'Éric Woerth) directeur général d'Alan France, et Vincent Hirsch, ancien directeur d'hôpital, responsable des Affaires publiques du groupe, sont sur le pied de guerre pour répondre aux appels d'offres lancés dans le cadre de ce big bang de la protection des agents publics.