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Business / Valorisations / 13/11/2023

Des difficultés d'en évaluer la véracité

Des investisseurs étrangers qui injectaient des centaines de millions de dollars sans sourciller et un environnement de liquidités faciles ont gonflé, de manière parfois irrationnelle, les valorisations de certaines start-up. Si bien que des observateurs estiment que 30 % à 40 % des licornes françaises ne le seraient plus à ce jour. Un cercle vicieux pour les investisseurs ne souhaitant pas révéler que leurs sociétés en portefeuille valent bien moins du fameux milliard de dollars. Alors, quand ces dernières ont besoin d'argent, pour éviter d'aller en chercher à l'extérieur, certains fonds de capital-risque procèdent notamment à des opérations de financement de court terme, dites « bridge », au travers d'obligations convertibles. Ainsi, nul besoin de communiquer sur la valorisation.

Car les tours de table sont un moment de vérité. Et un fonds de capital-risque souhaitant rémunérer ses actionnaires ou récupérer des liquidités à cette occasion n'y trouvera de l'intérêt que si de nouveaux actionnaires lui rachètent ses parts à un prix supérieur à celui auquel il avait investi. S'agissant des licornes aux valorisations cohérentes avec leur activité, les plus-values des investisseurs seront séduisantes. Pour les autres, mieux vaut attendre. Et les introductions en Bourse de certaines ex-licornes l'ont bien prouvé : les valorisations sur papier ne sont pas toujours en phase avec les réalités de marché. Deezer, cotée depuis 2022, ne pèse plus que 307 millions d'euros, soit environ 328 millions de dollars. Bien loin, donc, du milliard.

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