Daniel Kretínský prêt à renégocier le prix d'achat de Tech Foundations >
L'entrée de David Layani au capital d'Atos, à hauteur de 9,9 % du capital, a déjà eu un premier effet positif. Daniel Kretínský, entré au milieu de l'été en négociations exclusives avec Atos pour racheter Tech Foundations sur la base d'un prix négatif d'environ 900 millions d'euros, serait prêt à discuter des modalités financières de cette cession. Et cela d'autant plus que David Layani propose de délivrer le milliardaire tchèque de son obligation de souscrire à l'augmentation de capital d'Atos à un prix trois à quatre fois supérieur au cours de Bourse actuel. Les équipes des deux hommes d'affaires sont en contact et leurs discussions sont fluides. Compte tenu de ces évolutions, pas encore officielles, mais en bonne voie, le dossier Atos s'éclaircit nettement.
Le patron et fondateur de Onepoint essaie de convaincre les dirigeants d'Atos, notamment Jean-Pierre Mustier, le nouveau président non exécutif qu'il a déjà rencontré, que son rôle d'« anchor shareholder » va permettre au groupe de convoquer une assemblée générale d'actionnaires afin d'approuver une augmentation de capital de l'ordre du milliard d'euros et une vente de Tech Foundations à un prix bien moins avantageux pour Daniel Kretínský. Ensuite, il serait prêt à souscrire à cette augmentation de capital selon une proportion qui pourrait aller jusqu'à 25 % des titres proposés. Ce qui lui permettrait d'accroître sa participation dans de bonnes conditions financières. Le reste de l'augmentation de capital serait acquis par BNP Paribas et JP Morgan, qui garantissent la bonne fin de l'opération. Une fois toutes ces étapes passées, le refinancement d'Atos – qui reste la première préoccupation de l'entreprise – serait assuré et le nouvel ensemble, délesté de Tech Foundations, et rebaptisé Eviden, aurait comme actionnaire, à hauteur de 20 % environ, Onepoint. C'est dans cette perspective que l'entreprise de David Layani a émis cette semaine des obligations d'une durée de huit ans pour un montant de 500 millions d'euros, souscrites par Carlyle, dont 90 millions d'euros serviront à rembourser une dette privée existante au bilan de One-point à l'égard de Metric. On le voit : tout se décante enfin.