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Business / Énergie et finance / 04/12/2023

Refinancement plus compliqué que prévu pour Daniel Kretínský

Le groupe EPH, contrôlé par l'oligarque tchèque Daniel Kretínský et son partenaire commercial slovaque Patrik Tkác, vient de s'adresser au marché financier international pour la première fois en l'espace de onze ans. L'opération s'est déroulée à Londres, au début du mois de novembre, après une tentative infructueuse au cours des semaines précédentes. Les tensions au Moyen-Orient et le resserrement de la politique monétaire intervenu le 14 septembre expliquent en partie ce retard. Il s'agissait d'une émission d'obligations de premier rang d'une valeur de 500 millions d'euros et d'une maturité de cinq ans. À cette occasion, l'énergéticien tchèque EPH, la société de Daniel Kretínský, n'a recueilli que 850 millions d'euros de demande de titres, alors qu'il en espérait bien plus. Dans ces conditions, le spread final de ce refinancement s'est établi à 350 points de base. Il faut dire qu'à cette occasion, Fitch Ratings a attribué à EPH la note BBB-. L'agence de notations a notamment estimé qu'il existait un risque de « personne-clé » lié au propriétaire final du groupe (i.e. Daniel Kretínský), qui pèse sur sa capacité d'endettement. La mauvaise image du groupe en matière de respect des normes ESG, du fait de son utilisation importante du charbon pour produire de l'électricité, a pu aussi réfréner l'appétit de certains investisseurs. Rappelons qu'à lui tout seul il rejette autant de CO2 dans l'air qu'un pays comme la Finlande. À ce jour, le passif net d'EPH s'élève à 5,1 milliards d'euros. Au cours des deux dernières années, le groupe s'est lancé dans une frénésie.

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