Le carré de fidèles qui va aider Bolloré à scinder Vivendi >
Deux jours après que le conseil scientifique des indices d'Euronext a annoncé la réintégration de Vivendi dans l'indice CAC 40, le groupe a fait savoir qu'il lançait une étude de faisabilité conduisant à un projet de scission du groupe. Avec, à terme, trois structures cotées : Canal +, dont la valeur théorique est d'au moins 6 milliards d'euros ; Havas, évaluée autour de 3 milliards ; et ce qu'il restera de Vivendi avec une valeur proche de 5 milliards… ou de 9 milliards si les 10 % du capital d'Universal Music Group ne sont pas vendus. Le grand bénéficiaire de cette scission partielle (bénéficiant du régime juridique mis en place par l'ordonnance du 23 mai dernier) sera le groupe Bolloré qui se verra attribuer 29 % du capital de Canal + et 29 % du capital d'Havas. Afin de mener à bien ce projet Vincent Bolloré, qui a œuvré en secret avec Dominique Bompoint, l'un des meilleurs avocats en droit boursier, Andrea Bozzi, associé-gérant de Lazard, et Charles-Henri Filippi, non executive chairman de Lazard Frères, va désormais travailler avec ses banques et conseils habituels. C'est-à-dire Pierre de Bousingen, le président du directoire de la Banque Hottinguer, associé à la cession d'Editis, mais aussi des avocats en droit social et des experts fiscaux. Car les scissions ont beaucoup d'effets de bords sur ces sujets-là. Ironie du sort : c'est parce que Solvay et Sodexo préparent tous les deux une scission que Vivendi a retrouvé sa place au sein du CAC 40…l