Bennahmias quitte Audemars-Piguet avec des ventes à un niveau record >
Dans dix jours, François-Henry Bennahmias va céder les rênes de l'horloger suisse Audemars-Piguet à Iaria Resta. Il s'agit d'une étape dans la vie de cette entreprise, dans la mesure où cela fait onze ans qu'il était à sa tête. Pendant cette période, le chiffre d'affaires a été multiplié par quatre, passant de 500 millions à 2 milliards de francs suisses. Ce qui place le fabricant de montres de luxe, appartenant à la famille Audemars, à la quatrième place sur son marché de l'horlogerie haut de gamme. Le prix moyen d'une montre Audemars-Piguet se situe désormais autour de 50 000 euros. Et cette année les ventes devraient s'établir à un niveau record de 53 000 montres. Cela constitue une performance exceptionnelle puisque depuis six mois le secteur de l'horlogerie de luxe connaît un net ralentissement. Le succès d'Audemars-Piguet est donc, pour une bonne part, celui de son dirigeant charismatique. Et tout le monde s'interroge sur l'avenir de la manufacture familiale que préside Jasmine Audemars, l'arrière-petite-fille du fondateur Jules-Louis Audemars. La recette du succès de François-Henry Bennahmias réside dans le changement stratégique qu'il a opéré en matière de distribution au cours des dix dernières années, en passant de distributeur à détaillant. Ainsi qu'il le confie lui-même, désormais, Audemars-Piguet « vend 400 fois une montre ». Alors qu'auparavant elle « vendait une fois 400 montres ». Ce qui a nécessité un gros travail de rationalisation des points de vente, auquel se livrent désormais ses concurrents, notamment Patek Philippe et Breitling.