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Business / <b>Restructuration</b> / 08/01/2024

Atos fait feu de tout bois pour trouver du cash

Après Orpea et Casino, Atos sera-t-elle la troisième grande restructuration de la Place de Paris en l'espace d'un an ? À la lecture du communiqué diffusé mercredi dernier par la société, c'est une hypothèse qui ne peut pas être exclue. Au bout de quelques lignes, la société explique qu'elle discute avec ses banques (notamment BNP Paribas et JP Morgan) pour le maintien de ses financements. Avant d'ajouter : « Si l'issue de ces discussions s'avérait incertaine, Atos n'exclut pas de recourir aux mécanismes de protections juridiques à sa disposition pour les encadrer. » Mais un placement du groupe sous mandat ad hoc pourrait être fatal à certains contrats qui profitent tant à Tech Foundations qu'à l'activité BDS. Jean-Pierre Mustier, le nouveau président d'Atos, se démène donc pour qu'Atos reste solvable. Et ce ne sont pas les discussions avec Daniel Kretínský concernant la vente de Tech Foundations qui l'aident, car leur résultat semble aléatoire, même si Alexis Kohler pousse toujours cette solution. De fait, le salut d'Atos passe désormais par une cession rapide de l'activité BDS pour laquelle Airbus a formulé un intérêt. Mais un découpage de ce pôle, laissant la cyber à l'avionneur et les activités de défense à Thales, est aussi une solution. Il resterait alors un Eviden orienté sur le pur digital avec comme actionnaire OnePoint, le groupe de David Layani, actionnaire à hauteur de 11,4 %. L'heure des soldes semble avoir sonné pour Atos.

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