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Business / Restructuration / 04/03/2024

Daniel Kretínský renonce, pour l'instant, à Tech Foundations…

Comme nous l'avions laissé envisager, Daniel Kretínský a mis fin à ses accords avec Atos dans le but d'acquérir Tech Foundations. Les deux parties avaient pourtant été loin dans leurs discussions. Puisque EP Equity Investment et le groupe d'infogérance, alors présidé par Bertrand Meunier, étaient entrés en négociations exclusives le 1er août dernier. Atos détenait une option de vente. Un SPA (Share Purpose Agreement) avait même été établi. Et dans le but d'acquérir 100 % du capital de Tech Foundations, les équipes de Daniel Kretínský, conseillées à Paris par Claude Serra (cabinet Weil, Gotshal & Manges LLP), avaient créé une société ad hoc domiciliée au Luxembourg, French IT Holdings. Pourtant, le président d'Atos, Jean-Pierre Mustier, confronté à une situation financière plus compliquée que prévu, et poussé par son premier actionnaire, la société Onepoint de David Layani, a cherché à réduire le montant du prix négatif que devait payer Atos, en cherchant à déplacer le curseur de 900 à 450 millions d'euros. Ce montant était destiné à reconstituer le besoin en fonds de roulement de Tech Foundations. Face à cette nouvelle équation financière et à la dégradation de la situation commerciale et financière d'Atos, le milliardaire tchèque a jugé plus judicieux de reprendre l'entreprise d'infogérance une fois le groupe entré dans un cadre juridique encadré par le tribunal de commerce. C'est ainsi sous l'égide de la mandataire ad hoc, Hélène Bourbouloux, qu'Atos et EP Equity Investment ont mis fin à leurs discussions.

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