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Business / 04/03/2024

… en attendant qu'Atos passe sous le contrôle des banques

Atos a annoncé différer au 20 mars prochain la publication de ses comptes. Les deux commissaires aux comptes, Deloitte et Grant Thornton, avisés de la préparation par Accuracy d'une expertise indépendante redoutable sur la situation financière et commerciale du groupe, ont exigé de procéder à un « impairment test » pour évaluer la perte de valeur du fonds de commerce. Or au 30 juin dernier le goodwill d'Atos était de plus de 5,1 milliards d'euros. Une dépréciation de cet élément d'actif aura un effet négatif très important sur le résultat net et donc sur les capitaux propres. C'est pourquoi Hélène Bourbouloux tente d'accélérer les discussions avec les banques afin d'organiser une restructuration financière. Mais Atos n'a pas d'actif tangible à vendre pour gagner du temps. La seule solution qui s'impose est celle d'une transformation des créances bancaires en action. Idem pour les obligations détenues essentiellement par des hedge funds. La question est de savoir qui sera l'opérateur industriel d'un Atos dont les créanciers vont devenir inévitablement les actionnaires. La réponse se trouve peut-être chez David Layani qui pourrait être adoubé à la fois par les hedge funds et par les banquiers de la place. C'est ce que ses avocats, Antoine Gosset-Grainville chez BDGS et Saam Golshani chez White & Case, tentent de « vendre » à Hélène Bourbouloux avec le haut patronage de François Sureau. Le suspense ne devrait pas trop durer car la clientèle B to B d'Atos et l'armée française, pour ce qui est de l'activité super-calculateurs, ont besoin d'être fixées rapidement sur l'avenir du groupe.

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