… et à l'issue de ses discussions avec Airbus sur la cession de BDS >
C ela fait maintenant deux mois et demi qu'Atos a annoncé avoir reçu « deux courriers indiquant des marques d'intérêt non-liantes » sur l'activité BDS. L'un de ces courriers émanait du canadien CGI et ne porte que sur les activités digitales que vise aussi David Layani, dont le groupe Onepoint est actionnaire d'Atos à hauteur de 11,7 %. L'autre émanait d'Airbus et a provoqué l'ouverture d'une phase de due diligence de manière à aboutir à une offre sur la base d'une valeur d'entreprise de 1,5 à 1,8 milliard d'euros. Déjà, il y a un an, l'avionneur, conseillé par Lazard Frères, était entré en discussions pour acquérir 29 % du capital d'Eviden avant de stopper le processus. Il apparaît que les discussions progressent très lentement en raison de la difficulté d'accès aux données comptables et à la documentation. Mais la détermination à remettre une offre dans le bas de la fourchette, mentionnée en janvier et qui serait agréée par la société et par Hélène Bourbouloux, la mandataire ad hoc, subsiste, afin d'éliminer le risque lié à « la période suspecte » au cas où Atos serait contraint d'entrer en procédure de sauvegarde. En attendant, plusieurs de ses cadres dirigeants ont annoncé leur intention de partir ou sont déjà partis. Le directeur général de BDS, Jean-Philippe Poirault avait été évincé il y a six mois. Cette fois-ci il s'agit de Yannick Tricaud, le patron de l'Europe du Sud. Et ce n'est pas fini.