Après l'échec de ses discussions avec Airbus, Atos n'a plus d'issue… >
Airbus, qui a longuement étudié l'éventualité d'une prise de participation au capital d'Eviden, puis d'un rachat de l'activité BDS d'Atos, a de nouveau fini par annoncer qu'il mettait fin à ces discussions. Les raisons en sont multiples. Les comptes de l'activité sont plus dégradés que prévu, il n'y avait pas de consensus sur une telle opportunité et, surtout, l'activisme de Bruno Le Maire, qui a convoqué Guillaume Faury pour lui demander de faire cette acquisition, a eu un effet contre-productif sur l'opération envisagée. En deux mois, Atos, en discussion avec Daniel Kretínský pour céder Tech Foundations et avec Airbus pour la cession de l'activité BDS, se retrouve plus isolé que jamais et toujours incapable de publier ses comptes. Car les auditeurs du groupe présidé par Jean-Paul Mustier passent à la paille de fer les énormes survaleurs (plus de 5 milliards d'euros) qui constituent l'essentiel de l'actif. L'isolement d'Atos est d'autant plus problématique que ces cessions étaient déterminantes pour assurer sa liquidité avec, comme échéances, une tombée obligataire de 500 millions d'euros en novembre prochain et le remboursement du Term Loan A de 1,5 milliard dans dix mois. Le communiqué du groupe, en date du 3 janvier, évoquait la nécessité pour Atos d'obtenir de nouveaux financements bancaires, d'avoir accès aux marchés de capitaux (dettes et/ou actions), de mettre en œuvre un programme important de cession d'actifs et de conserver un recours à l'affacturage. Plus aucune de ces conditions est aujourd'hui réunie…