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Business / 25/03/2024

… sauf un écrasement de sa dette

Compte tenu du mur de la dette contre lequel Atos pourrait s'écraser en novembre prochain, ses dirigeants et administrateurs devraient se tourner vers la mandataire, Hélène Bourbouloux, nommée jusqu'ici pour convaincre les banques de renouveler les facilités de crédit. Si Atos est loin d'être en situation de cessation de paiements, son problème de solvabilité va devenir criant une fois que les pertes attendues pour 2023 vont engloutir la quasi-totalité des fonds propres. Mais Bercy, qui suit le dossier par l'intermédiaire du CIRI, va devoir intervenir. D'une part, en raison des questions de souveraineté liées à l'activité supercalculateurs qui travaille pour la Direction des applications militaires et pour la bonne marche informatique des Jeux olympiques. D'autre part, car les sénateurs mènent une mission d'information sur l'affaire Atos. Une nationalisation du groupe semble peu probable. Certains évoquent une garantie accordée par le trésor aux banques afin qu'elles renouvellent leurs lignes de crédit, pour gagner du temps. Reste la solution de sortir très vite du périmètre d'Atos, les activités sensibles en termes de souveraineté. Quitte à passer par une forme de « réquisition ». En laissant ensuite Hélène Bourbouloux procéder à un écrasement des créances bancaires et obligataires et à leur transformation en equity. Ce qui ferait passer le groupe sous le contrôle des créanciers. C'est là où David Layani entend jouer un rôle d'opérateur industriel mais aussi financier en apportant 500 millions d'euros de « new money » qui lui ont été prêtés par Carlyle. Avant de reprendre les discussions avec Daniel Kretínský sur la reprise de Tech Foundations. Ce scénario porte le nom d'un film couronné de succès : Anatomie d'une chute.

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