La famille Puig veut introduire son groupe en Bourse et en garder le contrôle >
Marc Puig, le patron du groupe éponyme connu pour ses marques Paco Rabanne, Jean-Paul Gaultier ou Caroline Herrera, semble inspiré par le modèle du groupe suisse Richemont, contrôlé par le sud-africain Johann Rupert, avec seulement 10 % du capital. Conseillée par le cabinet d'avocats Linklaters, la famille espagnole met en place deux séries d'actions (A et B) avec des droits de vote multipliés par cinq pour les actions A réservées à la famille. Ce qui commence à faire tousser les investisseurs qui devraient être sollicités à la fin du mois d'avril à l'occasion de l'introduction en Bourse. Il faut dire que la famille Puig est dispersée en quatre branches qui détiennent chacune 25 % du capital de ce groupe créé il y a cent dix ans. Par ailleurs, à l'occasion de cette première cotation, l'entreprise familiale entend lever 3 milliards d'euros grâce à l'émission d'actions B. Elle est conseillée pour cette opération par Goldman Sachs et JPMorgan, qui vont diriger le placement en tant que coordinateurs mondiaux. Mais aussi par Bank of America, BNP Paribas, CaixaBank et Santander, qui seront les teneurs de livres conjoints. Et, enfin, par BBVA et Banco Sabadell avec le rôle d'arrangeurs colead. Le groupe Puig est valorisé entre 8 et 10 milliards d'euros. Son résultat opérationnel a progressé de 33 % l'an passé à 849 millions d'euros.