Avant les paramètres financiers, Atos doit définir un plan stratégique >
Comme nous l'indiquions dès la semaine passée, c'est ce lundi 8 avril, à 17 heures, que les dirigeants d'Atos et leurs banques conseils Rothschild & Co et Perella Weinberg présenteront, notamment aux créanciers bancaires et obligataires, les paramètres de son cadre de refinancement. Tout cela avec le soutien technique du CIRI, donc de la Direction du Trésor, et sous l'égide d'Hélène Bourbouloux, chargée d'une mission de conciliation d'une durée de quatre mois. C'est le cabinet Kroll, déjà actif dans le dossier Casino, qui est chargé d'enregistrer les créanciers désireux de participer à cette visio-conférence. A priori, c'est donc Vincent Danjoux, associé-gérant chez Rothschild & Co, qui devrait tenir le crayon pour fixer ces fameux paramètres. Il bénéficiera pour cela de l'appui d'une « independant Business Review » commandée par Atos à Accuracy. Un document qui doit établir, notamment, le montant de dette qui reste supportable et la quantité de « new money » nécessaire pour faire repartir Atos. Un second document établi par le cabinet Eight Advisory, commandé par les créanciers, est également attendu. L'un des protagonistes du dossier rappelle toutefois, qu'avant de regarder dans le détail des montants en jeu, il serait bien que l'on s'attache à travailler le plan industriel qui permettrait à Atos de retrouver une nouvelle vie, après deux années passées à organiser une scission dont beaucoup doutent aujourd'hui de l'opportunité. Cette réunion, qui a lieu ce soir, sera suivie d'une sorte d'appel d'offres informel à destination de tous ceux qui souhaitent participer à la reconstruction d'Atos. Soit de manière globale, comme le souhaite David Layani, le premier actionnaire du groupe, soit pour des morceaux du groupe, comme le voudrait la famille Dassault, qui lorgne les supercalculateurs. Mais, maintenant que chacun a compris que la somme des parties d'Atos est inférieure au montant du passif financier, vendre telle ou telle activité ne changera pas grand-chose à la résolution de ce dossier. l