… mais David Layani a convaincu Walter Butler de le suivre >
Doucement mais sûrement, David Layani a réussi à s'imposer comme le repreneur naturel d'Atos, dont il espère récupérer 35 % du capital après la restructuration. Cela, grâce à quatre atouts : un culot incroyable ; une obstination sans faille, puisque sa première proposition remonte à l'automne 2022 ; une communication hors pair ; et un réseau qu'il a su constituer au fil des ans, alors qu'il n'était en rien issu de l'establishment parisien. La seule chose qui lui manque pour être sûr d'atteindre son but dans ce dossier, c'est l'argent. En convainquant Walter Butler de rejoindre son consortium, le patron de Onepoint s'allie l'un des grands spécialistes du retournement d'entreprise, que l'on voit tournoyer sur les principaux dossiers de la place depuis trente ans. Le patron de Butler Capital Partners, qui a débuté avec l'aide de François Pinault – dont l'un des proches, le banquier Jean-Louis de Roux, était le second mari de sa mère –, n'a pas plus de 200 millions à mettre sur ce dossier. Mais il est aussi inspecteur des finances. Ce qui est important pour les banquiers qu'il faudra aussi convaincre entre le 26 avril et le 15 juin prochains.