Où en est l'Union européenne ? >
L es forces et les faiblesses économiques du Vieux continent font l'objet d'un examen régulier par la Commission européenne. Bruxelles y consacre un rapport annuel, dont la dernière mouture vient de paraître. Ces travaux analysent les évolutions survenues dans l'Union européenne (UE) au cours de l'année écoulée, sur la base de 9 facteurs de compétitivité à l'aune de 17 indicateurs clés de performance (ICP). Il en ressort que 9 ICP se sont améliorés tandis que 5 se sont détériorés et 3 sont restés stables. De bonnes nouvelles sont à noter concernant notamment l'intégration du marché unique (commerce entre États membres en proportion du PIB), l'investissement privé, le développement des énergies renouvelables, la transition numérique (part des entreprises de l'UE ayant au moins un niveau de base d'intensité digitale), le marché du travail (taux d'emploi) ou encore l'éducation (part des experts dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication dans l'emploi total). « Malgré ces atouts importants, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux coûts de l'énergie », juge Thierry Breton, Commissaire européen au Marché intérieur. Jusqu'en 2021, les prix de l'électricité dans l'UE pour les grandes industries étaient légèrement inférieurs à ceux du Japon et du Royaume-Uni, mais deux fois plus élevés qu'aux États-Unis. Depuis 2021, et au-delà du choc provoqué par l'agression russe en Ukraine, l'écart de prix avec les États-Unis s'est creusé, lit-on dans le rapport de la Commission européenne.