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Business / Énergie / 06/05/2024

Profits en baisse pour EPH, le groupe de Daniel Kretínský

À l'instar de tous les grands énergéticiens européens le groupe EPH (Energetický a prumyslový holding en tchèque dans le texte) a vu ses performances opérationnelles reculer en 2023 par rapport à un exercice 2022 record. Son chiffre d'affaires a ainsi chuté de 37,1 milliards d'euros à 24,2 milliards l'an passé. Le résultat opérationnel a reculé de 17 % à 3,6 milliards d'euros. Surtout, le cash-flow libre a été plus que divisé par deux à 1,7 milliard. Pourtant, en un an, la puissance nette installée a augmenté de 17 % à 13,9 Gigawatts. La grande nouveauté chez EPH est le début d'un revirement dans sa stratégie jusqu'ici assez indifférente aux émissions de gaz à effet de serre. Le groupe de Daniel Kretínský vient de fermer, en mars dernier, trois centrales au charbon (deux en Slovaquie et une en Allemagne) avec, à la clé, une perte de capacité énergétique de 910 mégawatts (l'équivalent d'un réacteur nucléaire). Cette décision intervient après le démantèlement d'une centrale au charbon en Irlande du Nord et d'une autre en Slovaquie, à la fin de l'année dernière. EPH semble se tourner de plus en plus vers les centrales électriques au gaz (une nouvelle en Italie et une autre en Irlande du Nord seront achevées cette année), mais aussi vers l'énergie liée à l'hydrogène et le stockage d'énergie. Le groupe n'a pas encore déterminé le montant du dividende qu'il va distribuer à ses deux actionnaires : le slovaque Patrik Tkác, à travers la société J&T Energy Holding, et Daniel Kretínský, qui détient 56 % à travers sa holding EP Corporate Group. C'est celle-ci qui est actionnaire de EP Equity Investment, société luxembourgeoise impliquée dans le redressement de Casino et dans la restructuration d'Atos. l

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