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Business / Restructuration d'Atos / 06/05/2024

Bourbouloux et le Ciri convoquent les créanciers, Layani puis Kretínský

Sans surprise, les équipes de Daniel Kretínský et de David Layani ont remis aux dirigeants d'Atos avec copie à la conciliatrice, Hélène Bourbouloux, leurs plans de restructuration financière et de recapitalisation du groupe. À côté de ces schémas attendus par le marché, la société a reçu un courrier assez imprécis et très bref de la part du fonds Bain Capital, intéressé surtout par la partie digitale, et une offre émanant des créanciers (ce que l'on appelle un « lenders led ») à la fois bancaires et obligataires. Mais pour ces derniers il s'agit surtout d'une posture de négociation pour la phase suivante qui va durer jusqu'à mi-juin puisque leur dossier précise qu'ils recherchent un opérateur industriel. De surcroît, aucun de ces créanciers n'est verrouillé par un lock-up. Ce qui les autorise à reprendre leur liberté à tout moment. Le plan émanant de Daniel Kretínský – qui comprend aussi le hedge fund Attestor Capital – est sévère puisque, selon nos informations, il comprend un écrasement de dette de près de 3,85 milliards d'euros et un apport de « new money » de plus d'un milliard, mais prévoit toujours un démantèlement et la cession de l'activité digitale.

À la différence du plan de David Layani, le patron de Onepoint, premier actionnaire d'Atos, dont les paramètres financiers sont conformes à ceux explicités par la société. Surtout : son principal atout, la nationalité française, a perdu de sa valeur avec la décision de Bercy de faire acquérir par l'Agence des Participations de l'État les activités stratégiques et militaires. Sans attendre, le CIRI et Hélène Bourbouloux ont donc convoqué cette après-midi les créanciers, puis David Layani, puis Daniel Kretínský pour les questionner plus en détail sur leurs plans respectifs. La conciliatrice semble décidée à trouver un véritable opérateur industriel pour Atos, qui n'en a pas depuis le départ de Rodolphe Belmer, il y a presque deux ans. En revanche, selon nos informations, la direction du Trésor et le Ciri cherchent à pousser le dossier Kretínský-Attestor, comme on l'a déjà vu il y a neuf mois dans le dossier Casino. l

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