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Business / Intelligence artificielle / 27/05/2024

La bonne affaire des Niel, Saadé, Decaux et Houzé avec Mistral AI

C 'est un secret de polichinelle qu'a dévoilé le Wall Street Journal. Un an après sa création la start-up française Mistral AI, qui a créé son propre outil d'intelligence artificielle générative avec « Le Chat » s'apprête à procéder à une levée de fonds équivalente à 600 millions de dollars, qui valoriserait l'entreprise à 6 milliards de dollars. Lorsqu'a eu lieu la première levée de fonds, en juin 2023, pour un montant de 105 millions d'euros, les pionniers qui ont accepté de s'embarquer dans cette aventure technologique tricolore étaient principalement français. Il s'agissait de Xavier Niel, de JCDecaux Holding, le family-office des trois fils de Jean-Claude Decaux, de Rodolphe Saadé ou encore de la famille Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette, avec leur fonds de capital-risque Motier Ventures. Parmi les investisseurs européens figurent le fonds La Famiglia créé par la princesse Jeannette de Fürstenberg, Exor Ventures, contrôlé par la famille Agnelli ou encore la société belge Sofina gérée par la très riche famille Boël. À ce moment-là, Mistral AI a été valorisée à 240 millions d'euros. En décembre dernier, à l'occasion d'une deuxième levée de fonds, cette valeur est passée à 1,86 milliard d'euros. Avec cette nouvelle levée de fonds qui serait très américaine (on parle de General Catalyst, Lightspeed Venture ou DST, la valorisation de Mistral AI serait portée à 6 milliards de dollars soit 5,5 milliards d'euros, un montant 23 fois supérieur à celui retenu il y a un an. Ce calcul n'a de sens que si Mistral AI délivre toutes ses promesses. Mais ce bel investissement montre que l'écosystème français du capital-risque est solide et bénéficie d'acteurs de premier plan.

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