David Layani a composé avec certains créanciers d'Atos… >
Les banquiers conseils de David Layani (François Kayat et François Guichot-Pérère chez Lazard Frères), son avocat spécialiste des restructurations (Saam Golshani qui travaillait pour Daniel Kretínský dans le dossier Casino) n'ont pas beaucoup dormi au cours du week-end passé. Pas davantage que les conseils de Daniel Kretínský et du hedge fund Attestor (Claude Serra, associé chez Weil, Gotshal & Manges, et François-Xavier Geslin, associé chez PJT Partners). Les deux camps ont tous les deux remis leur projet de recapitalisation d'Atos vendredi 31 mai au soir auprès du board d'Atos, de la conciliatrice Hélène Bourbouloux et du CIRI). Mais outre leurs dossiers, il y avait toujours celui des créanciers (dit « lenders led ») qui n'avaient pas réussi à trouver un accord avec l'un des deux candidats industriels. La conciliatrice a donc concédé aux différentes parties 48 heures supplémentaires pour tenter de sceller un accord avec les détenteurs d'obligations – pour la plupart des hedge funds – et la vingtaine de banques créancières.
Un conseil d'administration d'Atos devait se réunir hier soir à 23 heures afin de constater l'existence – ou pas – d'un accord et permettre ainsi la diffusion un communiqué ce matin avant l'ouverture de la séance boursière. Les positions ont beaucoup bougé au cours du week-end. Daniel Kretínský qui avait planché – de façon magistrale selon plusieurs témoins – vendredi soir devant Hélène Bourbouloux a fait un geste à destination des créanciers mais restait encore loin derrière la proposition du trio formé par Onepoint, que dirige David Layani, Butler Industries (Walter Butler) et Econocom (Jean-Louis Bouchard). De sources proches de ce dernier on assurait dimanche soir, à l'heure de boucler cette Lettre avoir un accord avec certains créanciers et être en mesure de déposer un term-sheet.