… mais ne sera pas financé par BNP Paribas >
Les créanciers, qui sont répartis en trois catégories, ont tenu le manche des discussions jusqu'au dernier moment et ont su tirer profit de la concurrence entre les deux offres. Il y avait les créanciers bancaires, conseillés par Yann Dever chez Ondra Partners, les créanciers obligataires dits institutionnels comme Arkea, conseillés par Jacques Le Pape, fondateur de Ceres Partners, et enfin les créanciers obligataires de type hedge funds conseillés par Jean-Francois Cizain de Messier Partners. Les créanciers bancaires se sont vite divisés puisque BNP Paribas, CIC et Natixis ont fait la politique de la chaise vide dans les discussions avec le camp Layani avant d'expliquer qu'ils n'apporteraient pas de « new money », considérant l'offre Onepoint comme peu crédible.
Une autre explication – à laquelle nous n'osons pas croire compte tenu des règles déontologiques qui s'imposent au monde bancaire – tient au fait que BNP Paribas est l'un des principaux banquiers de Daniel Kretínský au niveau européen, et que le sort de sa créance chez Atos pèse beaucoup moins lourd que ses relations d'affaires avec le magnat tchèque.
David Layani qui apporte, avec ses alliés, seulement 350 millions de new money et compte sur une injection de 500 millions d'euros à plus longue échéance doit donc montrer qu'il est soutenu par des banques et par des créanciers prêts à souscrire à une augmentation de capital. En contrepartie, ces derniers essaient de limiter les prérogatives du patron de Onepoint dans la gouvernance du futur Atos. Il n'est pas exclu qu'un nouveau délai de 48 heures soit accordé aux deux équipes.