Daniel Kretínský tente de reprendre l'avantage sur le dossier Atos… >
Le dossier Atos enchaîne les rebondissements mais aussi les retards. Les deux principaux candidats à la restructuration du groupe informatique ont remis, le 2 juin dernier, des offres améliorées. À cette date, l'avantage était clairement en faveur de David Layani et de son consortium, dans lequel figurent également Walter Butler et Jean-Louis Bouchard, le patron d'Econocom. Car Daniel Kretínský et le fonds Attestor Limited n'avaient pas réussi à obtenir le soutien des porteurs d'obligations et bénéficiaient de la bénédiction de quelques banques françaises appuyées par BNP Paribas. Après avoir jugé que les deux propositions étaient conformes aux paramètres financiers fixés par la société, le conseil d'administration d'Atos a autorisé le management à travailler avec les créanciers de manière à faire émerger un consensus clair le 5 juin au soir. Mais, le 6 juin, Atos était toujours en discussion, si bien que la conciliatrice, Hélène Bourbouloux, a requis un délai supplémentaire. Le nouveau rendez-vous est fixé au début de cette semaine – peut-être même dès aujourd'hui – en espérant qu'un consensus émerge. Ces délais supplémentaires ont été interprétés par les analystes comme une manière de permettre à Daniel Kretínský de refaire son retard en matière de soutien des créanciers. Car lorsqu'il y aura un vote interclasses, les créanciers bancaires et les créanciers obligataires étant tous pari passu, ils voteront ensemble et il faudra qu'une majorité des deux tiers puisse apparaître clairement.