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Business / 10/06/2024

… avec le soutien de l'Élysée

D'autres explications justifient ce nouveau délai. Primo : les pouvoirs publics ne souhaitaient pas que, si le candidat retenu était Daniel Kretínský, cela fasse l'objet d'une annonce avant les élections européennes du week-end passé. Au risque de créer un nouveau débat sur la souveraineté de certains secteurs stratégiques, alors que le dossier Biogaran fait l'objet de questions régulières au gouvernement. Secundo : si Bercy, à travers le cabinet de Bruno Le Maire et le CIRI, a fait preuve d'une neutralité louable, l'Élysée a choisi Daniel Kretínský comme favori. L'industriel avait, un temps, missionné la société de conseil Messidor de Richard Ferrand, ancien président de l'Assemblée nationale et très proche d'Emmanuel Macron, afin de faire valoir les avantages de sa solution industrielle. Tertio : après avoir longtemps tergiversé, l'Élysée, viaAlexis Kohler, aurait œuvré pour résoudre certains problèmes de liquidité et de solvabilité d'Atos. D'une part, le Fonds de développement économique et social a versé 50 millions d'euros à Bull, filiale d'Atos. D'autre part, l'État devrait fournir à Atos, dans quelques jours, une offre d'achat engageante portant sur 100 % des activités d'Advanced Computing, de Mission-Critical Systems et de Cybersecurity Products d'Atos SE pour une valeur d'entreprise comprise entre 700 millions et 1 milliard d'euros. À cela s'ajoutera la cession de Worldgrid qu'EDF et Assystem regardent de près, pour un prix proche de 300 millions d'euros. Toutes ces activités sensibles étant assurées de rester françaises, plus rien ne s'opposera à la reprise d'Atos par un groupe tchèque.

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