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Business / Rendement et croissance / 24/06/2024

Les dividendes ne sont pas des gages de performance

I l existe plusieurs profils d'entreprises versant des dividendes. Les « aristocrates » américains désignent des actions dont le dividende a augmenté pendant au moins vingt-cinq années consécutives, dont le volume d'échanges quotidiens est supérieur à 5 millions de dollars et la capitalisation boursière à 3 milliards de dollars – les Européens n'ont besoin « que » de dix années consécutives. « Les entreprises qui versent des dividendes ne sont pas celles qui enregistrent les meilleures performances boursières, constate Frédéric Leguay, responsable Gestion Actions Assurantielles chez Ostrum Asset Management. Ainsi, les cinq dernières années ont vu un écart d'environ 15 % entre les progressions des sociétés de la zone euro fortement distributrices et celles de l'ensemble du marché. Pourquoi cette contre-performance ? Ces sociétés, qui redistribuent le surplus de cash dont elles n'ont pas besoin pour exécuter leur stratégie et investir dans leur croissance, sont matures. Ce sont souvent des valeurs défensives : les pétrolières, la grande consommation, les financières, la téléphonie, les services aux collectivités. En dehors de circonstances de marchés très particulières, les investisseurs les délaissent au profit d'entreprises offrant des perspectives de croissance. Pour être un argument de vente, le dividende doit être pérenne et offrir une visibilité sur le long terme. Les investisseurs peuvent alors arbitrer entre les entreprises en fonction du rendement actuel et de la croissance attendue de ce rendement. D'où les décrochages, parfois violent, des entreprises qui coupent leur dividende. »

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