Après le lithium, Stellantis va investir dans le nickel >
S tellantis va entrer en discussion avec l'Indonésien Vale et le Chinois Huayou Cobalt afin d'investir directement dans une unité de production de nickel située en Indonésie. Le groupe Vale a annoncé, il y a peu de temps, son intention de construire trois usines de production du métal rare sur le sol indonésien. L'une d'elles serait réalisée en association avec Ford et une autre avec le groupe dirigé par Carlos Tavares. Le troisième constructeur mondial entend ainsi sécuriser son approvisionnement concernant un métal incontournable pour les batteries des véhicules électriques. L'usine convertira le minerai extrait du sol, de faible teneur en métal de haute qualité, grâce à un procédé de lixiviation avec de l'acide à haute pression. Le groupe chinois Huayou détiendra une participation dans ce projet aux côtés de Stellantis et Vale. Les pouvoirs publics indonésiens ont déroulé le tapis rouge au constructeur automobile pour qu'il aboutisse à un accord. Car l'Indonésie cherche à diminuer sa dépendance à l'égard de la Chine en multipliant les débouchés avec les Occidentaux. Pour Stellantis cet accord viendrait s'ajouter aux investissements déjà réalisés dans des mines de lithium, métal également nécessaire pour les batteries électriques. Le groupe automobile a décidé de consacrer une enveloppe de 50 milliards d'euros à l'électrification de ses gammes de véhicules au cours des dix prochaines années. L'intérêt de ce projet est que Stellantis semble donner la priorité à l'accès aux matières premières par rapport aux contraintes de l'Inflation Reduction Act (IRA) américain. Puisque l'Indonésie ne possédant pas d'accord de libre-échange avec les États-Unis, ce nickel ne serait pas admissible aux crédits d'impôt pour véhicules électriques de l'IRA. L'investissement de même nature réalisé par Vale et Huayou avec l'américain Ford se monte à 4,5 milliards de dollars.