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Business / Restructuration / 01/07/2024

Le plan de sauvetage d'Atos se poursuit sans David Layani

La semaine passée, le consortium composé par Onepoint (David Layani), Butler Industries (Walter Butler) et Econocom (Jean-Louis Bouchard) a annoncé qu'il renonçait à porter le projet de recapitalisation d'Atos pour lequel il avait tant bataillé. Les raisons de ce « refus d'obstacle » sont mystérieuses. Selon certains, il s'agit de dissensions au sein du trio destiné à apporter un minimum de fonds propres à Atos. Pour d'autres, cela est lié à une crispation des discussions entre David Layani et les banquiers autour des conditions de refinancement de la restructuration. Contrairement à ce que l'on pourrait croire le retrait de ce trio ne change pas grand-chose à l'évolution du dossier Atos. D'abord, parce que dans l'équation financière, l'apport de ce consortium était limité à 170 millions d'euros. Or ce montant devrait être repris à ce compte par les créanciers. Ensuite, parce que le schéma de reprise porté par le premier actionnaire actuel d'Atos était en fait un « lenders led » où les créanciers – en particulier obligataires – menaient la danse. Voilà pourquoi la société a fait paraître un communiqué expliquant qu'elle avait reçu de la part du comité représentatif de ses créanciers obligataires une proposition globale de restructuration financière révisée pour satisfaire la demande de liquidité à court et moyen terme et tenant compte de la décision du consortium de se retirer des discussions. Sous l'égide de la conciliatrice Hélène Bourbouloux, les discussions se poursuivent donc – notamment avec Jacques Le Pape (Ceres Partners) et Jean-François Cizain (Messier & Associés) ainsi que certaines banques en vue de parvenir à un accord dans les meilleurs délais. Daniel Kretínský a fait porter un courrier aux dirigeants et banquiers d'Atos indiquant qu'il était toujours prêt à revenir à la table des négociations. Mais cela ne semble pas être d'actualité.

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