Rothschild & Co reçoit aujourd'hui les marques d'intérêt des fonds sur l'activité grand public de Sanofi… >
Annoncé à l'automne dernier, le projet de cession de l'activité santé grand public de Sanofi connaît aujourd'hui son premier grand rendez-vous, avec la remise des marques d'intérêts exprimées par différents fonds d'investissement dans le cadre d'une cession de gré à gré. C'est Robert Rozemulder, le banquier en charge du dossier chez Rothschild & Co, qui est le destinataire de ces différents projets qui ne sont même pas des lettres d'intention. Mais elles vont permettre aux dirigeants de Sanofi, au conseil d'administration du groupe présidé par Frédéric Oudéa, aux banquiers et aux avocats de commencer à avoir une première idée de la capacité à réaliser une cession de gré à gré avec des acteurs internationaux ou français. Ou bien, s'il vaut mieux privilégier le scénario d'une introduction en Bourse, peut-être moins sujette à polémique avec une Assemblée nationale désormais assez marquée à gauche et pas insensible aux questions de souveraineté, surtout lorsqu'il s'agit du fabricant du Doliprane. Quoi qu'il en soit, Sanofi devrait conserver une participation minoritaire substantielle (voire une minorité de blocage) dans ce pôle, après la cession du contrôle, ce qui réduirait le capital que les acheteurs sont tenus d'investir. Et Bpifrance a également prévu de jouer un rôle, seul ou en coordination, avec l'un des fonds intéressés. Morgan Stanley, Goldman Sachs, BNP Paribas et Bank of America conseillent le groupe dirigé par Paul Hudson et seront les coordinateurs mondiaux pour une éventuelle cotation. Par ailleurs, Jefferies Financial Group, Deutsche Bank et Barclays ont été choisis pour agir en tant que teneurs de livre si l'hypothèse d'une introduction en Bourse devait progresser.