La « poudre sèche » du private equity s'élève à 2 620 milliards de dollars… >
Selon les données collectées il y a quelques jours par S&P Global Market Intelligence et Preqin, les réserves de capitaux dont disposent l'ensemble des grands investisseurs mondiaux de private equity se trouve au niveau record de 2 620 milliards de dollars. Cela représente un montant supérieur de près de 50 milliards de dollars à ce qui avait été estimé à la fin du mois de décembre 2023. Si les transactions financières faisant intervenir des acteurs du capital-investissement ont connu un léger frémissement – du moins aux États-Unis – depuis le début de l'année, il faut attendre que la baisse des taux d'intérêt prenne davantage d'ampleur pour commencer à voir fondre cette montagne de cash. La valeur des transactions annoncées entre le 1er janvier et le 31 mai derniers s'établit tout de même à 189 milliards de dollars. Ce qui représente une amélioration de 9 % par rapport à la période correspondante de 2023. Selon les banquiers d'affaires que nous avons interrogés, beaucoup d'opérations peinent à se réaliser car les acheteurs et les vendeurs ont du mal à s'entendre sur les niveaux de valorisation. De fait, ce sont surtout les ventes secondaires – de fonds à fonds – qui animent le marché. Le cabinet de conseil Bain & Co a récemment estimé que la moitié des 28 000 sociétés détenues par des fonds de private equity étaient en portefeuille depuis quatre ans ou plus. Ce qui signifie qu'une bonne part d'entre elles devrait se retrouver assez vite à vendre. Par ailleurs, on a assisté ces derniers mois à plusieurs introductions en Bourse effectuées par des fonds d'investissement. Cela avait commencé timidement à l'automne 2023 avec l'allemand Birkenstock que L Catterton a fait coter en Bourse. Il y a eu également les cotations du distributeur de parfums Douglas et surtout du Suisse Galderma. À l'inverse, la cotation de l'Italien Golden Goose a dû être annulée à la fin du printemps en raison d'une mauvaise conjoncture boursière.