Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Pharmacie / 09/09/2024

PAI muscle son projet de rachat de l'activité grand public de Sanofi

Le groupe pharmaceutique Sanofi est entré dans la dernière ligne droite avant la cession de son activité grand public qu'il a annoncée au mois d'octobre 2023. Le 15 juillet dernier, Robert Ro-zemulder, le banquier en charge du dossier chez Rothschild & Co, a reçu, pour le compte de la société, les marques d'intérêt remises par les différents fonds d'investissement intéressés. Après le retrait d'Advent International, il n'en reste plus que deux en lice. Il s'agit, d'une part, de Clayton Dubilier & Rice, qui devrait remettre une offre ferme avant la fin du mois de septembre. Et, d'autre part, de PAI Partners, qui est conseillé par Matthieu Pigasse, associé-gérant de Centerview Partners France, et par JP Morgan. Sur le plan juridique, le fonds dirigé par Sébastien Veil est assisté par Allen & Overy et le cabinet BDGS (Antoine Gosset-Grainville et Antoine Bonnasse). Selon la participation que pourrait conserver Sanofi, l'acquéreur devra mettre sur la table entre 12 et 14 milliards d'euros. C'est la raison pour laquelle PAI Partners cherche à muscler son offre en ralliant à son projet deux des plus grands fonds souverains du monde : ADIA (Arabie saoudite) et GIC (Singapour). Ces deux fonds soutiennent actuellement CVC dans son offre sur la filiale logistique de Deutsche Bahn AG, DB Schenker, qui pourrait être valorisée à environ 15 milliards d'euros ou plus. Sur le plan « politique », PAI espère que son statut de seul candidat français lui donnera un avantage. Bpifrance regarde aussi de très près le dossier mais pourrait s'associer avec le candidat retenu. Morgan Stanley, Goldman Sachs, BNP Paribas et Bank of America conseillent aussi le groupe pharmaceutique et seront les coordinateurs mondiaux pour une éventuelle cotation. Par ailleurs, Jefferies, Deutesche Bank et Barclays ont été choisis pour agir en tant que teneurs de livre si l'hypothèse d'une introduction en Bourse, aujourd'hui peu probable, devait redevenir d'actualité.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi