L'intrigue autour de la répartition des portefeuilles touche à bientôt à sa fin >
Il aura fallu patienter une semaine de plus avant de découvrir la composition du nouvel exécutif européen. La présentation de la nouvelle équipe de commissaires aura finalement lieu demain à Strasbourg, signe que les tractations en haut lieu sont ardues. En cause, le changement de dernière minute de la candidature slovène, sur fond d'un manque de candidates, alors qu'Ursula von der Leyen souhaitait instaurer la parité au sein de ses rangs. Un appel resté lettre morte par les États membres. L'annonce conserve néanmoins toute son importance. Tous les cinq ans, la répartition des plus grands portefeuilles envoie un signal quant au poids de chaque État membre et de chaque groupe politique. Elle donnera une indication sur les grandes orientations qu'entend impulser la Commission, en l'occurrence sur l'économie et les enjeux de compétitivité, trois mois après des élections européennes marquées par une poussée de la droite extrême. Ainsi, Thierry Breton, actuel commissaire au Marché intérieur, a été reconduit par Emmanuel Macron, alors que l'Élysée espère obtenir un portefeuille plus large incluant la sécurité informatique et la défense. En Italie, c'est Raffaele Fitto, le ministre des Affaires européennes, qui devrait être envoyé à Bruxelles, où Rome convoite le poste de vice-président chargé de l'Économie, une nomination susceptible d'apaiser les rapports entre les deux capitales.
Pour rappel, si chaque État membre dispose d'un poste de commissaire assuré, leur nomination demain ne garantit pas pour autant que les personnalités appelées y accèdent. Chaque candidat sera auditionné par les eurodéputés mi-octobre, qui voteront sur chaque nom en no-vembre, pour une prise de fonction attendue au 1er décembre.