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Business / Conglomérat / 23/09/2024

Bolloré se renforce chez Universal Music Group, son plus gros actif

L'été a été meurtrier pour Universal Music Group, qui a vu son titre chuter de 23 % dans la foulée de la publication de ses résultats semestriels. Les investisseurs ont sanctionné le label musical à la fois en raison de performances financières jugées médiocres et les mauvais résultats de ses activités de streaming et d'abonnement. Les revenus d'abonnement, en hausse de 6,9 % au deuxième trimestre étaient deux fois inférieurs aux attentes du marché. Quant au chiffre d'affaires du streaming, il a diminué de 3,9 % après une croissance de 10,3 % au premier trimestre. La valeur boursière d'Universal Music a donc diminué de 15 milliards d'euros en quelques minutes alors que le résultat opérationnel reste sur une tendance haussière, de même que le chiffre d'affaires consolidé. Cela n'a pas échappé à Vincent Bolloré qui a procédé, le jour même de cette dégringolade et le lendemain, à l'acquisition de 9,2 millions d'actions pour un montant estimé à 197 millions d'euros. Désormais, le groupe Bolloré détient, avec sa filiale Vivendi, 520,5 millions d'actions Universal Music Group, près de 28,5 % au lieu de 27,96 % au 30 juin dernier. Il s'agit là, d'abord, d'une très bonne opération financière, puisque le prix de revient moyen des titres acquis dans cette déroute estivale est de 21,4 euros, inférieur de 2 euros aux derniers cours constatés. Mais aussi, d'une marque de confiance dans cette entreprise cotée à Amsterdam et qui est son premier actif. Puisque la société Bolloré détient désormais en direct 18,5 % d'UMG, après la disparition de la Compagnie de Cornouaille, et Vivendi est à la tête de 9,94 % des titres. Ce qui représente une valeur totale de 12,2 milliards d'euros. À noter que les titres Universal Music acquis cet été pourront aussi servir de monnaie d'échange dans le cadre des offres publiques de retrait déposées il y a quelques jours par Bolloré sur trois sociétés de l'ex-groupe Rivaud.

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