Pourquoi Bridgepoint et General Atlantic ont jeté leur dévolu sur Esker >
Ce n'est pas par hasard si l'éditeur de logiciels Esker a vu sa valorisation progresser de 200 millions d'euros au cours de l'été, pour dépasser 1,4 milliard. Plusieurs rumeurs ont circulé depuis six semaines sur un possible rachat de l'entreprise par le fonds britannique de capital-investissement Bridgepoint. Des rumeurs confirmées au milieu du mois d'août par la société elle-même, comme l'imposent les règles en matière d'information financière édictées par l'AMF. L'épilogue de ce suspense est tombé jeudi dernier lorsque les dirigeants d'Esker ont rendu public un projet d'offre publique d'achat déposée par le fonds Bridgepoint, en association avec General Atlantic. La société qui vise le contrôle d'Esker – au moins 60 % du capital –, dénommée Boréal, réunira les deux fonds de capital-investissement et les principaux dirigeants d'Esker – qui détiennent 10,8 % du capital. Pour tous ceux qui connaissent bien cette pépite, qui pourrait afficher cette année un bénéfice net en forte hausse, l'intérêt marqué par Bridgepoint n'est pas vraiment une surprise. Notamment parce que ce secteur est en pleine consolidation, comme l'a montré, au seuil de l'été, le rachat de LumApps par Bridgepoint et celui d'Orisha par deux fonds américains. En revanche, certains investisseurs pourraient marquer leur déception sur le prix proposé par les deux fonds d'investissement (262 euros par action pour un dernier cours coté de 235 euros). Beaucoup d'analystes estimaient qu'un changement de contrôle méritait un cours de 280 euros. C'est la Deutsche Bank qui a conseillé les dirigeants d'Esker. Morgan Stanley et la Société Générale ont accompagné Bridgepoint. Paul, Weiss, Rifkind, Wharton & Garrison et Bredin Prat ont conseillé General Atlantic.