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Business / Opération financière / 30/09/2024

Les vraies raisons de la cotation de Canal + à Londres…

Ce n'est pas un mystère que l'annonce par Vivendi, au milieu de l'été, de son intention de coter Canal+ au London Stock Exchange, dans le sillage de la scission du groupe Vivendi, a fait grincer des dents, tant chez Euronext que dans les couloirs de l'Autorité des marchés financiers. Et cela, même si la société audiovisuelle restera de droit français, à la différence d'Havas qui sera cotée à Amsterdam, mais qui va surtout devenir une société de droit néerlandais avec tous les avantages qui y sont liés (notamment un say on pay uniquement consultatif et des droits de vote multiples sans limitation de durée). Dans un premier communiqué, Vivendi avait motivé le choix de Londres comme étant « une solution attrayante » pour les investisseurs internationaux susceptibles d'être intéressés par Canal +. Un argument jugé spécieux par l'AMF, dans la mesure où le groupe de télévision payante est soumis à loi de 1986 limitant à 20 % la part du capital détenue par des investisseurs extra-communautaires. Ce qui a conduit Vivendi à affirmer, dans un second communiqué, que la cotation de Canal + à Londres et à Johannesburg ne changerait rien au régime juridique particulier réservé aux sociétés audiovisuelles par rapport au régime actuel de Vivendi, société cotée à la Bourse de Paris. Si les investisseurs susceptibles de s'intéresser à Canal+ à Londres sont les mêmes que ceux qui s'intéressent à Vivendi à Paris et si le droit des sociétés reste le même, il faut aller chercher ailleurs la vraie raison de cette cotation outre-Manche. Peut-être est-ce dans le fait que Canal + ne serait pas soumise à titre obligatoire à la réglementation sur les offres publiques au Royaume-Uni ou en France. Ce qui permettrait à la chaîne cryptée d'envisager différents scénarios ambitieux en termes de croissance externe. Et surtout, cela autoriserait Vincent Bolloré, à monter au capital du joyau de son empire. l

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