Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Holding / 07/10/2024

La famille Peugeot décidée à reprendre l'initiative

Depuis quelques mois, la holding de la famille Peugeot fait face aux turbulences. Il y a eu la perte de valeur de sa participation au capital d'Orpea, à la suite de la restructuration financière de cette société, la faillite du groupe immobilier autrichien Signa, qui a entraîné une dépréciation de près de 300 millions d'euros, et la contestation d'actionnaires minoritaires concernant le montant des redevances versées à la famille Peugeot pour l'utilisation de ce patronyme. Robert Peugeot, le président de Peugeot Invest, a cru bon régler ces problèmes en se séparant de Bertrand Finet, le directeur général qui était reconnu comme un très bon professionnel de l'investissement à long terme. Mais cela revenait à ajouter un facteur d'incertitude. Son remplaçant, Jean-Charles Douin, 46 ans, jusqu'ici responsable des activités de private equity de l'Ontario Teachers' Pension Plan, ne prendra ses fonctions qu'à la fin du mois. Il trouvera sur son bureau deux dossiers structurants pour l'avenir de ce family-office. D'une part, des projets d'investissements dans le numérique et la santé comme l'a confirmé Sébastien Coquard, le directeur général adjoint de Peugeot Invest. Un mouvement comparable à celui qu'a effectué Exor, holding de la famille Agnelli, allié des Peugeot au sein de Stellantis. D'autre part, un projet de scission de Peugeot Invest de manière à réduire la décote que fait apparaître le cours de Bourse par rapport à l'actif net réévalué. Une technique séduisante qui passerait par la séparation entre les actifs liés à l'automobile réunis au sein de Peugeot 1810 (7,4 % de Stellantis et 3,1 % de Forvia) et les actifs de diversification. Avec un gros bémol à la clé : si Peugeot Invest a pu acquérir des participations aussi diverses que Spie, Lisi, Rothschild & Co ou Château Guiraud, c'est notamment grâce aux dividendes de Stellantis (347 millions cette année).

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi