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Business / Vins et spiritueux / 14/10/2024

La famille Ricard reste liée au bon-vouloir de Bruxelles-Lambert

Àmoins d'un mois de la prochaine assemblée générale de Pernod Ricard, les investisseurs s'apprêtent à scruter les déclarations qu'y feront ses dirigeants. D'abord, parce que le groupe a annoncé des performances décevantes au cours du dernier exercice. Ensuite, parce que le cours de Bourse affiche un repli de 21 % depuis le début de l'année. Enfin, parce que plusieurs rumeurs évoquent un intérêt supposé de fonds activistes qui regarderaient à nouveau la possibilité de grignoter un bout de capital comme Elliott Management l'avait fait en décembre 2018. Même si Franck Tuil, qui était à la manœuvre chez ce fonds, l'a quitté depuis pour monter sa propre structure activiste dénommée Sparta, il est à nouveau question d'Elliott. Mais rien ne permet de corroborer ces informations. Au siège du groupe on explique n'avoir aucun signal allant dans ce sens. Au mois de juin dernier, la famille Ricard a déclaré détenir 15,11 % du capital, soit près de 22 % des droits de vote. Bien sûr, elle peut compter sur les votes de Rafaël González-Gallarza qui détient 0,58 % du capital et près de 1 % des droits de vote. Ce fils d'un ami de Patrick Ricard, qui avait racheté à sa famille les spiritueux Larios, est, par ailleurs, lié aux Ricard par un pacte d'actionnaires. Le principal aléa, pour la famille Ricard, est lié à ce que décidera le Groupe Bruxelles-Lambert qui détient 6,79 % du capital, soit 11,33 % des droits de vote. Ian Gallienne a procédé, il y a dix-huit mois, à la cession de 2,6 millions de titres. Il avait expliqué que cette participation n'était pas une « vache sacrée ». Plusieurs banquiers travailleraient sur une solution permettant de stabiliser cette part du capital. Car la famille, qui compte aujourd'hui une trentaine de membres, a nettement ralenti ses achats d'actions préférant investir dans la rénovation immobilière de l'île de Bendor. De plus, 12,56 millions de ses actions sont nanties. Un schéma alternatif avait été imaginé il y a quelques années permettant à la famille Bettencourt de devenir la deuxième actionnaire du groupe. Il n'a pas vu le jour. Même si Alexandre Ricard a tout de même fait son entrée au conseil d'administration de L'Oréal.

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