… pour accompagner la stratégie de Jean-Bernard Lafonta et Cédric Chateau >
Il suffit de regarder le bilan de HLD Europe pour comprendre pourquoi autant de familles industrieuses ont décidé de souscrire à cette augmentation de capital. Les capitaux propres s'élevaient, au 31 décembre dernier, à 577 millions d'euros. À cela s'ajoutent 527 millions de résultats reportés qui représentent les plus-values cristallisées depuis la création (donc avant la cotation d'Exosens). Un peu plus bas, dans les capitaux permanents, apparaissent seulement 355 millions d'euros de dettes qui n'ont généré que 13 millions de charges financières l'an passé. Face à cela, l'actif fait ressortir 1,4 milliard d'euros de participations, dont la valeur actuelle réévaluée serait en fait de 3 milliards d'euros. À la différence de l'industrie du private equity, HLD fonctionne avec un ratio d'endettement très faible (12 % de la valeur du portefeuille) et investit principalement avec des fonds propres. Ce qui lui a permis de continuer à faire des opérations depuis 2022 alors que tout le secteur était à l'arrêt à cause de la hausse des taux et de la fermeture du marché de la dette high-yield. En juin dernier, HLD est entré au capital de Clariane et a introduit en Bourse, Exosens (ex-Photonis). Cette entreprise affiche une capitalisation boursière de 1,07 milliard d'euros, soit quatre fois le montant payé par HLD pour l'acquérir il y a moins de quatre ans.