L'actionnariat salarié dans le non-coté affiche une performance de 13,9 % >
Au moment où les entreprises cotées se demandent si elles vont racheter leurs actions pour les distribuer à leurs salariés en exonération d'impôt, à la suite d'un amendement au projet de loi de finance, les sociétés non cotées pratiquent le partage de la valeur en instaurant un Fonds commun de placement d'entreprise (FCPE) en faveur de leurs salariés. Dans ce domaine, l'Indice Equalis (élaboré par Equalis Capital, pionnier et leader de cet outil en France), qui mesure le retour sur investissement de l'actionnariat salarié dans le non coté, fait référence. Rendu public le 6 novembre 2024, il est en hausse de 13,9 % cette année et a bondi de 158 % en cinq ans, contre + 50 % pour le CAC 40. Signe que le « ruissellement » peut fonctionner et enrichir les actionnaires sous FCPE, nettement plus que des hausses de salaires. Pour cette neuvième édition, Equalis a compilé la performance de 72 PME et ETI, représentant près de 90 000 salariés en France et 50 000 à l'international. Cette édition comporte également une étude exclusive sur la contribution des FCPE à la réduction des écarts de richesse. Alors qu'en France les 10 % des ménages au top sont en moyenne 62 fois plus riches que les 50 % les plus modestes, ce ratio tomberait à 23 fois via les FCPE, avant abondement de l'employeur, et à 14 fois après. Le sujet du partage de la valeur, sinon des richesses, sera naturellement sur la table de Marie-Agnès Poussier-Winsback, nommée le 16 octobre ministre déléguée, en charge de l'Économie sociale et solidaire, de l'Intéressement et de la Participation. Un écosystème aussi riche que diversifié. Invitée à rencontrer les acteurs du secteur, la ministre sera-t-elle sensible à leurs arguments ?