… et va permettre à Vincent Bolloré de préparer la fusion Odet-Bolloré >
L a scission de Vivendi ne va pas seulement faire ressortir la valeur cachée de certains de ses actifs, elle va aussi va faire de Bolloré SE le principal actionnaire de Canal +, de Louis Hachette et de Havas NV. Cette société, qui a cédé en deux ans ses actifs portuaires puis logistiques, va passer du statut de conglomérat industriel à celui de family-office. Avec la tentation de renforcer sa position dans certaines sociétés comme Canal +, dont les récentes acquisitions internationales devraient s'avérer très rentables à moyen terme. Ce faisant, une fois la scission réalisée, le 16 décembre prochain, cette opération financière hors norme ouvre la porte à un rapprochement entre les deux structures cotées de Vincent Bolloré (exception faite des sociétés du groupe Rivaud en cours de retrait de la Bourse). Cela devrait logiquement se faire au profit de la compagnie de l'Odet qui détient 69,4 % de Bolloré SE. Compte tenu des très nombreuses boucles d'autocontrôle qui régissent une fusion Bolloré-Odet cela permettrait à Vincent Bolloré, président de la société en commandite Somabol, de garder les clés du groupe qu'il a fait revivre en quarante ans, puisque Somabol est gérante de Sofibol qui deviendrait, selon Oddo, actionnaire de contrôle de la société issue de la fusion entre Bolloré et la Compagnie de l'Odet.