Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Capitalisme familial / 18/11/2024

Les Wallenberg préparent l'accès aux affaires de la sixième génération

Lorsqu'il dirigeait le groupe Wendel, Ernest-Antoine Seillière avait pris comme modèle de holding familiale le groupe suédois Investor de la très riche famille Wallenberg. Un modèle enviable à double titre. D'abord, cette société d'investissement, actionnaire d'ABB, Ericsson, Saab AstraZeneca ou du fonds EQT, affiche une valeur boursière de 51 milliards de dollars, mais contrôle environ 700 milliards de capitali­sation cumulée. Ensuite, les descendants d'André Oscar Wallenberg, fondateur de la dynastie, ne sont que 229, alors que les titres Wendel sont disséminés auprès de 1 300 actionnaires familiaux. Les deux princi­paux dirigeants d'Investor, Jacob et Marcus Wallenberg, cousins ger­mains, âgés de 68 ans et respectivement président et vice-président du groupe, entament un tour de piste auprès d'une trentaine de membres de la sixième génération afin d'instaurer une relève. Avec, cette fois-ci, une chance pour les femmes d'accéder à des postes décisifs. Il est no­tamment question de Lovisa Cavalli Wallenberg, qui travaille dans la partie des actifs non cotés, et de l'avocate française Stéphanie Gandet (dont la mère est Andrea Wallenberg). Sur le plan actionnarial, l'enjeu n'est pas le même qu'au sein d'une holding française, puisque la famille ne possède pas l'essentiel des titres Investor, gérés par des fondations fa­miliales. Mais celles-ci restent administrées par la famille (actuellement Peter Wallenberg) et ont la main sur environ 660 milliards de dollars d'actifs. Si bien que les Wallenberg n'apparaissent dans aucun classe­ment de milliardaires. Le salaire attribué à Jacob ou Marcus Wallenberg n'est que de 1,2 million de dollars par an auxquels s'ajoutent les jetons de présence. Si, jusqu'à présent, le rôle de la famille était limité à trois personnes, il est probable que ce nombre augmente avec la sixième génération. Quel que soit le choix final, les nouveaux élus devront s'en tenir à la devise familiale : « Esse, non videri », ou « Agir sans être vu ».

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi