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Business / 02/12/2024

… À condition d'opter pour le compromis

U ne telle initiative serait à n'en pas douter atypique au regard de la stratégie adoptée par Philippe Brassac depuis qu'il est à la tête du groupe, celui-ci défendant une stratégie axée sur des acquisitions ciblées et sur le renforcement organique, plutôt que sur des prises de contrôle spectaculaires. Si les romains aimaient à dire « In medio stat virtus », la voie du milieu pourrait être tout à la fois la plus plausible et la plus habile : négocier un compromis qui lui permettrait de maintenir une partie de ses alliances avec Banco BPM tout en évitant une escalade. Cette posture, toutefois, n'est pas sans écueils. Elle impliquera de composer avec les ambitions d'UniCredit, dont l'intégration de Banco BPM risque de bouleverser la dynamique concurrentielle en Italie. Uni-Credit pourrait vouloir privilégier ses propres filiales ou partenaires historiques, menaçant ainsi le développement des activités de Crédit Agricole dans la bancassurance ou le crédit à la consommation via Agos. Préserver ces partenariats représentera donc un défi. Il reste que si Banco BPM représente une pièce importante de son puzzle italien, Crédit Agricole a su diversifier ses leviers de développement, la filiale Crédit Agricole Italia demeurant le principal moteur de sa présence sur ce marché. Cette dernière a pris une nouvelle dimension au fur et à mesure des acquisitions ciblées, en particulier celle de Credito Valtellinese (Cre-val) en 2021, qui a consolidé sa présence dans le nord de l'Italie, une région économiquement stratégique. Crédit Agricole Italia, en tant que septième banque sur le marché italien et sixième en termes d'actifs sous gestion, est solidement positionnée pour continuer à croître, indépen-damment des évolutions liées à Banco BPM.

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