Carlos Tavares veut participer à la privatisation de la compagnie TAP >
P oussé vers la sortie de Stellantis le 1er décembre dernier, Carlos Tavares, âgé de 66 ans, avait affirmé rêver d'une vie consacrée à sa famille et vouloir s'occuper de ses quatre petits-enfants. D'autres l'imaginaient vouloir développer sa production de porto à partir d'une petite ferme de 10 hectares acquise au-dessus du fleuve Douro, et complétée par l'achat de trois autres fermes dans la région. Certains de ses anciens collaborateurs pensaient le voir participer à davantage de rallyes automobiles, avec son écurie de course Clementeam Racing (inspiré du nom de sa fille Clémentine). En fait, Carlos Tavares a lui-même indiqué son prochain objectif : participer à la privatisation annoncée de la compagnie aérienne portugaise TAP. Non pas à un poste de direction, mais comme actionnaire et éventuellement comme membre du conseil d'administration. Dans le cadre du projet de budget pour 2025, le gouvernement portugais a décidé de la création d'un groupe de travail sur une éventuelle dénationalisation de TAP. Ce sujet est controversé à Lisbonne, dans la mesure où l'opposition redoute les marques d'intérêt éventuelles d'Air France-KLM, de IAG ou de Lufthansa. Carlos Tavares n'a aucune expérience dans le secteur aérien. Il n'a pas manqué de faire l'éloge de la direction actuelle de la TAP, affirmant que les récentes performances de l'entreprise prouvent sa viabilité. La compagnie portugaise dépassera cette année les 2 millions de passagers transportés entre le Brésil et l'Europe. Ce qui représente une part de marché de 33 %. La fortune de Carlos Tavares est estimée à plus de 100 millions d'euros. On ne connaît pas les modalités financières de son départ de la direction générale du constructeur automobile.