… avec un regain d'intérêt pour la France >
La France, qui n'avait concentré en 2023 que 7 % des campagnes européennes et dont la moyenne historique s'établit à 12 %, a vu en 2024 cette proportion bondir à 16 %. Soit un point de plus que l'Allemagne, qui ferme la marche du podium du Vieux Continent. Et les campagnes françaises auront eu des cibles, sujets ou secteurs de prédilection particulièrement inhabituels. Déjà, les petites et moyennes capitalisations boursières, inférieures à 5 milliards d'euros, ont été sous le feu des projecteurs. Elles ont représenté 88 % des cibles françaises l'année dernière, soit environ deux fois la moyenne historique. Ensuite, les campagnes portant sur l'allocation du capital, tout particulièrement s'agissant des rachats d'actions, ont, elles aussi, réalisé une percée d'envergure. En 2024, elles ont représenté 40 % du total, contre une moyenne historique de 15 %. Les médias, le divertissement et le sport ont, de plus, été les secteurs les plus ciblés, raflant également 40 % des parts des campagnes visant des entreprises tricolores, quand la tendance historique s'affiche habituellement à 9 %. Enfin, il reste à souligner que les principaux activistes établis dans l'Hexagone ont été largement absents du panorama avec, à la place, une très forte proportion de campagnes menées par des investisseurs de long terme (à hauteur de 40 %, contre 18 % usuellement). In fine, en tout et pour tout et à l'échelle mondiale, les investisseurs à avoir lancé des campagnes en 2024 auront été au nombre de 186. Soit le plus grand nombre jamais enregistré. Le fonds Elliott et ses 15 campagnes lancées aura été le plus productif de tous. l