De fortes tensions politiques de part et d'autre des Pyrénées >
Malgré un panorama économique encourageant, le gouvernement espagnol fait face à des défis politiques majeurs, notamment l'impasse persistante autour de l'approbation du budget 2025. Faute d'un accord, l'État fonctionne actuellement avec le budget 2023, reconduit automatiquement, conformément à la législation espagnole. Cette situation illustre la fragilité de la coalition de Pedro Sánchez, composée des socialistes, de Podemos (gauche radicale) et de plusieurs partis régionalistes et indépendantistes, dont le soutien est essentiel pour toute avancée législative.
Les différends portent sur des sujets fiscaux, comme le maintien de l'impôt spécial sur les profits du secteur énergétique, introduit en 2022, et la suppression d'une taxe sur la production électrique qui pèse sur les consommateurs. Les partis indépendantistes catalans, clés pour garantir une majorité, demandent la fin de ces taxes, tandis que Podemos insiste pour les maintenir, arguant qu'elles sont nécessaires pour financer les investissements dans les énergies renouvelables.
Selon le ministre de l'Économie, qui minimise les conséquences, le budget 2023 offre une base suffisante pour maintenir les dépenses publiques, notamment grâce aux 50 milliards d'euros déjà perçus dans le cadre des fonds européens du plan de relance post-Covid, qui en font un budget particulièrement expansionniste.