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Business / Énergie / 27/01/2025

Quand l'IA fait s'envoler le prix de l'uranium enrichi

Les prix de l'uranium enrichi ont atteint, il y a quelques jours, leurs plus hauts niveaux historiques à 190 dollars par unité de travail de séparation. Il y a trois ans, ils évoluaient autour de 56 dollars. Cette évolution s'explique par un phénomène d'offre, dans la mesure où les sanctions imposées à la Russie empêchent les exportations de cet uranium. Or, selon les analystes de Berenberg, avant l'agression de l'Ukraine, 27 % des importations américaines d'uranium enrichi provenaient de Russie. Mais il y a aussi un phénomène lié à la hausse de la demande mondiale d'électricité d'origine nucléaire. La relance des programmes de centrales nucléaires se traduit par la mise en chantier de 61 nouveaux réacteurs dans le monde. Et cela va se poursuivre du fait de la hausse de consommation d'électricité, liée à la fois aux usages de l'intelligence artificielle et au stockage des données dans le cloud. On estime qu'une requête faite sur ChatGpt consomme dix fois plus d'énergie qu'une simple requête faite sur Google. Tout cela a amené AWS (la filiale cloud d'Amazon) et Microsoft à signer des accords pour s'approvisionner en électricité à partir de centrales nucléaires. Idem du côté de Meta qui cherche 1,4 Gigawatt de capacités de production nucléaire aux États-Unis. Il reste que si des nouvelles centrales nucléaires sont créées la capacité mondiale d'enrichissement n'a guère évolué.

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