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Business / Fusions et acquisitions / 17/03/2025

Les va-et-vient de Trump calment les ardeurs des banquiers d'affaires

Non seulement la Bourse américaine fait grise mise depuis le 20  janvier, date de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Mais en dépit de la baisse de la valorisation de certaines entreprises, le marché des fusions et acquisitions est en repli par rapport à une année 2024 qui n'était pas un millésime historique. Depuis le début de l'année, un peu plus de 1 600 transactions ont été signées aux États-Unis, selon les données de Dealogic. Il s'agit du plus faible niveau enregistré au cours des deux premiers mois de l'année depuis 2009. Surtout, cela fait apparaître une chute de 19 % en nombre sur un an et de 29 % en valeur à environ 250 milliards de dollars.

Les différents banquiers d'affaires auxquels nous avons parlé constatent un véritable attentisme des deux côtés de l'Atlantique qu'ils expliquent par les décisions de Donald Trump, souvent suivies de décisions inverses. Pour les banquiers, il s'agit d'une véritable douche froide dans la mesure où ils s'attendaient, au contraire, à une forte reprise des opérations financières tablant sur un montant total de transactions de 4 000 milliards de dollars pour cette année. Selon le service de recherche de S&P Global Ratings, les perspectives de hausse des droits de douane et de guerre commerciale entre les États-Unis et ses partenaires sont les principales préoccupations de nombreuses entreprises, qui ont donc relégué au second plan leurs sujets de croissance externe. De surcroît, la plupart des financiers attendaient des mesures fiscales favorables qui n'ont toujours pas été annoncées.

Toute cette incertitude pousse les vendeurs potentiels d'entreprises à attendre que les marchés soient stables pour que leurs valorisations projetées ne soient pas perturbées par des événements macroéconomiques inhabituels. Si bien qu'en un mois Goldman Sachs a vu son titre perdre 18 %, Morgan Stanley et JP Morgan Chase ont chuté de 16 % et l'action Lazard a reculé de 15 %.

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