… grâce à une croissance tous azimuts >
Lorsque Xavier Niel a fait le choix de retirer Iliad de la cote à l'été 2021, la valorisation retenue était de 10,7 milliards pour la totalité du capital (ce qui correspondait, en valeur d'entreprise, à un multiple de 9,4 fois l'Ebitda de 2020). Bien sûr, cette valorisation comportait une prime pour convaincre les actionnaires de répondre favorablement à l'offre. Si l'on veut valoriser Iliad Holding aujourd'hui, il faut faire varier le curseur par zones géographiques. Ainsi, selon les analystes financiers avec lesquels nous avons échangé, la France vaut environ 7 à 7,5 fois son Ebitda : soit 20 milliards d'euros ; la Pologne entre 8,5 et 9 fois son Ebitda : soit 8,2 milliards d'euros ; et l'Italie, en forte croissance, vaudrait 4 milliards d'euros. À cela s'ajoute la moitié de la participation de 70 % dans le très rentable Eir Telecom pour 2 milliards d'euros, 20 % du suédois Tele 2 pour une valeur boursière de 1,8 milliard, les titres Millicom pour une valeur boursière de 1,8 milliard les data centers Opcore récemment valorisés à 430 millions (pour la part Iliad) et 49 % de Spin qui détient la totalité du réseau fibré IFT qui peuvent être estimés à 500 millions d'euros. Au total, la valeur des actifs d'Iliad Holding ressort autour de 39 milliards d'euros. Face à eux figure une dette nette de 15 milliards. Ce qui donne donc une valeur « en equity » de 24 milliards d'euros plus de deux fois supérieure à la valeur d'Iliad à l'été 2021. Au cours de la même période, Orange a vu sa valorisation augmenter de 25 % à 32,5 milliards d'euros. Et Bouygues a vu la sienne faire du sur-place à 13,5 milliards. Quant à Altice France, après restructuration, sa valeur s'établit à 12,8 milliards.