Daniel Kretínský regarderait de très près le dossier Prisa >
L'action du groupe de presse et d'audiovisuel Prisa qui avait perdu la moitié de sa valeur au cours des trois dernières années a subitement rebondi de 14 % la semaine dernière à la Bourse de Madrid après que l'agence Reuters a rapporté des informations sur un possible intérêt du milliardaire tchèque Daniel Kretínský pour le groupe. Selon l'agence américaine celui qui est surnommé « le sphynx », pour son attitude souvent énigmatique, aurait été appelé par l'un des actionnaires minoritaires de Prisa, le groupe Global Alconaba, qui détiendrait aujourd'hui environ 7 % du capital. Cette holding contrôlée par l'homme d'affaires Andrés Varela Entrecanales réunit les intérêts de plusieurs industriels et financiers proches de l'ancien premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero et de l'actuel locataire de La Moncloa Pedro Sánchez.
Leur constat est que Joseph Oughourlian, président de Prisa, et patron du fonds britannique Amber Capital qui détient 25 % du capital du groupe de presse serait aujourd'hui dans une impasse à la fois économique et politique. Ce qui l'obligerait à céder ses parts. Idem pour son allié le groupe Vivendi qui détient 11,7 % du capital.
Daniel Kretínský est surtout connu pour ses intérêts dans le gaz et l'électricité, et ses investissements plus récents dans la distribution avec Metro en Allemagne et Casino en France. En Espagne, il détient depuis 2021 la moitié du groupe de supermarchés Caprabo. Il est aussi présent dans la presse, notamment en France à travers le groupe CMI France (Elle, Télé 7 jours, Marianne et Franc-Tireur). l