Patrick Drahi envisage de vendre tout ou partie de l'israélien Hot >
Les grandes manœuvres sont reparties autour du groupe construit au cours des vingt dernières années par Patrick Drahi. En France, chacun se prépare à la vente par appartements d'Altice France avec d'un côté SFR et de l'autre XpFibre. Mais ce dossier, qui pourrait entraîner une reconfiguration du paysage français des télécoms, voire la réduction du nombre d'acteurs, en éclipse un autre : la vente de tout ou partie de l'opérateur israélien Hot. Patrick Drahi qui contrôle cette entreprise à travers sa holding Altice International (également propriétaire d'un opérateur au Portugal et d'un autre à Saint-Domingue) vient de mandater Rothschild & Co afin de tester l'intérêt d'acheteurs potentiels pour une participation de 40 % au capital de Hot. Mais le magnat franco-israélo-portugais des télécoms n'exclurait pas de vendre la totalité du capital si la valorisation lui paraît attrayante. Officieusement Altice viserait une valorisation de 2 milliards d'euros pour 100 % de Hot.
Tout dépendra des acteurs intéressés par un tel actif. Il est déjà question de fonds de private equity ou de fonds d'infrastructures israéliens. En dépit de la conjoncture troublée en Israël depuis l'attaque terroriste du 7 octobre 2023, le numéro deux israélien a affiché un chiffre d'affaires d'un peu plus d'un milliard d'euros et un Ebitda de 353 millions. Une valorisation de 2 milliards d'euros correspondrait à un multiple d'Ebitda de 7 fois. Hot est présent aussi bien dans la télévision, l'Internet, la téléphonie mobile que la téléphonie fixe. Récemment, l'entreprise s'est développée dans le secteur de l'énergie, proposant de l'électricité aux particuliers dans le cadre de la réforme du secteur électrique israélien. La société détient aussi une participation de 23 % dans l'opérateur de fibre optique IBC, auquel sont connectés plus de 2 millions de foyers en Israël.