Automobile Stellantis ne veut pas céder Maserati >
Selon des sources italiennes le groupe Stellantis (toujours à la recherche d'un directeur général) s'orienterait vers une cession de Maserati, l'une de ses marques très haut de gamme, en grandes difficultés depuis plusieurs mois. À la fin du mois de mars, John Elkann, le directeur général par intérim de Stellantis, a mandaté le cabinet américain de conseil McKinsey & Co afin d'étudier toutes les solutions possibles pour deux marques du groupe – Alfa Romeo et Maserati – doublement affectées par la mauvaise conjoncture du secteur automobile et par la mise en place de droits de douane à l'entrée du marché américain. Le cahier des charges donné aux consultants de McKinsey était d'évaluer toutes les options possibles y compris d'éventuels partenariats avec d'autres constructeurs afin de faciliter l'accès aux nouvelles technologies, un élément de plus en plus crucial dans un marché automobile en évolution rapide. Y compris aussi un éventuel spin-off de Maserati qui a enregistré l'an passé une perte opérationnelle de 260 millions d'euros et qui a vu sa production chuter de 36 % au cours du premier trimestre. Maserati, dont les usines sont situées uniquement en Italie, réalise chaque année entre 35 % et 40 % de son chiffre d'affaires aux États-Unis.
Parmi les options que Stellantis a d'ores et déjà rejetées, il y a celle d'une vente de Maserati à un constructeur chinois en dépit des nombreuses propositions reçues par le groupe. Le sujet d'une cession du constructeur au célèbre trident est suivi de près par le gouvernement italien dans la mesure où Maserati est classé parmi les actifs stratégiques du pays. Ce qui donne à Rome le pouvoir de s'opposer à tout projet de cession contraire à l'intérêt national. l